Combien de portraits anonymes errent dans les couloirs de nos musées ?

C’est cette question qui anime Lucas Gonzalez-Poggi. Hanté par la peur de l’oubli et du temps qui passe, il
imagine ses toiles comme des trésors muets que l’on viendrait de retrouver au fond d’un grenier.

Dans ses œuvres, la frontière entre réalité et artificialité s’efface. Il met en scène ses proches, parés de
costumes ou singeant des archétypes classiques, pour en faire les acteurs silencieux d’une pièce de
théâtre sans texte. C’est sa manière de figer la mémoire et de brouiller les pistes, en créant des images
qui nous touchent tout en gardant une part de mystère impénétrable.